Histoire de France-IOI

Historique des IOI

Le principe des Olympiades Internationales d'Informatique a été proposé en 1987 à la 24e conférence générale de l'UNESCO à Paris par la professeur Sendov, délégué Roumain. Les IOI sont l'une des six olympiades internationales scientifiques. Le but principal des IOI est de stimuler les efforts dans le développement de l'apprentissage de l'algorithmique et de l'informatique. Unautre but est aussi de réunir les étudiants les plus brillants de tous les pays du monde afin qu'ils partagent une expérience enrichissante tant sur le plan scientifique que culturel.

Les IOI sont organisées chaque année par un des pays participants. Chaque pays envoie une délégation composée typiquement de quatre candidats et de deux adultes accompagnants. Les candidats participent à des épreuves de nature algorithmique mais aussi à des activités de tourisme et de récréation. En savoir plus sur les IOI

Participation française de 1995 à 2003

En 1995, l'association Prologin, qui organise le concours national d'informatique, apprend l'existence des IOI. La France ne participe alors pas encore à cet événement et Prologin propose de sélectionner l'équipe française. Un groupe de deux observateurs est envoyé pour préparer la participation de la France les années suivantes.

La première participation en 1996 ne donne pas de très bons résultats : contrairement à de nombreux pays, la France ne propose aucun cours de programmation et d'algorithmique au lycée et les candidats n'ont que l'expérience qu'ils ont acquise par eux-mêmes. Petit à petit, lors des années suivantes, un entraînement des candidats sélectionnés est donc mis en place par Mathias Hiron, principalement à distance par courrier électronique et parfois à Paris lors de sessions de quelques jours.

Lors des IOI 2000, à Beijing, le succès est au rendez-vous : deux des candidats français, Pierre Palatin et Arthur Meunier, obtiennent une médaille de bronze. Une autre médaille de bronze est emportée en 2001 par Guillaume Ryder.

En septembre 2001, pour augmenter l'efficacité de l'entraînement, une plateforme en ligne est mise en place, qui permet aux candidats de tester leurs solutions aux divers problèmes proposés. Elle sert ensuite de base à l'entraînement des candidats pour les années suivantes, ce qui donne de très bons résultats. Benjamin Gaillard décroche ainsi une médaille d'argent en 2002 en Corée du Sud, et la France est ensuite récompensée par une médaille d'argent (Lucien Pech) et une de bronze (Benoît Roche) aux États-Unis en 2003.

À partir de 2004 : l'association France-IOI

En juin 2004, trois ans après sa création, le site a pris beaucoup d'ampleur. Il compte plus de 3000 inscrits et propose plus de 300 problèmes. Des sessions d'entraînement sont organisées : 2 stages d'une semaine en avril, réunissant une douzaine de candidats au total, ainsi qu'un stage de 10 jours au mois d'août pour les 4 candidats sélectionnés. L'entraînement et la sélection aux IOI est devenu une activité importante, qui mérite sa propre structure, pour continuer à se développer. Sur l'initiative d'EPITA, le sponsor historique de l'association, France-IOI est créée pour prendre en charge cette activité.

La progression des résultats continue alors inexorablement. La France décroche trois médailles de bronze à Athènes en 2004 (Mehdi Bouaziz, Lucien Pech et Nicolas Bonifas). En Pologne en 2005, la France obtient sa première médaille d'or (Mehdi Bouaziz) ainsi qu'une médaille d'argent (Jacques-Henri Jourdan) et une de bronze (Stéphane Caron). Ces dernières années, la France tient le rythme des trois médailles par an, avec une argent et deux de bronze en 2006 (Benjamin Butin, Jacques-Henri Jourdan, David Waszek) et trois de bronze en 2007 (Adrien Jarthon, Lucas Hosseini, Louis Jachiet). Pour une présentation graphique de tous ces résultats, consultez la page des résultats aux IOI.

L'enrichissement continu de la plateforme, l'accroissement régulier du niveau des candidats participant aux stages d'avril, ajoutés à la multiplication du nombre de stages et l'introduction du système de parrainages devraient permettre d'améliorer encore davantage les résultats de la France aux IOI.